Académie des sciences, lettres et arts d'Arras
L'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras trouve ses origines dans la réunion, au mois de mai 1737, d’un certain nombre de notables arrageois en Société afin de connaitre les écrits composés dans les différents États d’Europe, tels que tous les mémoires et journaux de tous les pays d’alors, ainsi que les nouvelles de la « République des Lettres », gazettes de France, d’Hollande, d’Utrecht, de Bâle, et généralement tous les périodiques, etc.
Le règlement du 22 mai 1737 fixait le nombre des associés ou membres de la Société à 50 au plus. La cotisation de 15 livres par an donnait droit au séjour dans la salle du cercle tous les jours, de 8 heures du matin jusqu’à midi, et de 2 heures jusqu’à 8 heures du soir. Le directeur était tiré au sort tous les mois ; l’élu pouvait, s’il le désirait, transmettre son titre à un autre. Tout se réglait par vote. L’adhésion à l’association devait être renouvelée chaque année. Les propositions pour les membres nouveaux étaient faites par le directeur et décidées au ballottage. On ne délibérait d’ordinaire que sur les ouvrages à faire venir ou à supprimer, et ce toujours au ballottage. Si le nombre des associés diminuait, on diminuerait la dépense ; si l’association venait à se dissoudre, le partage des objets se faisait entre les derniers membres demeurés fidèles.
Le 7 décembre 1737, la Société adopta sept nouveaux statuts : elle se choisit un protecteur en la personne du prince d’Isenghien, lieutenant-général des armées du roi et de la province d’Artois, gouverneur des ville, cité et citadelle d'Arras, et commandant en chef dans ladite province ; un secrétaire perpétuel et trois bibliothécaires furent nommés ; il fut arrêté que chaque membre serait tenu de fournir quatre volumes par an, sous forme de prêt annuel, c’est-à-dire faisant retour au prêteur chaque année, en même temps qu’il en apportait quatre nouveaux ; il fut arrêté que l’occupation habituelle et spéciale des membres de la Société serait des études sur l’histoire et sur les délicatesses et la perfection de la langue ; une réunion hebdomadaire aura lieu tous les samedis à 3 heures ; des peines disciplinaires et l’exclusion même furent édictés contre ceux des membres qui se permettraient des railleries contre la personne ou les productions de ceux qui voudraient travailler, et le secret fut décrété sur tout ce qui se passerait dans les réunions ; le projet de lettres-patentes à solliciter du roi fut également arrêté. La séance du 30 avril 1738 montre le désir de suivre surtout l’exemple de l’Académie de Soissons. Le projet des statuts, en vingt articles, fut voté le 2 mai de la même année, et quelques dispositions réglementaires y furent jointes le 7 juin.
Les membres de la Société se contentèrent, en attendant, de la lettre d’approbation que le ministre d’Angervilliers, écrivit de la part du roi au prince d’Isenghien, approuvant l’élection de ce dernier comme protecteur, laissant toute facilité pour les statuts et promettant des lettres-patentes pour une époque ultérieure. Ce n’est qu’en 1773 qu’ils eurent des lettres-patentes érigeant la Société en Académie royale des belles-lettres, parfaitement indépendante, et à l’abri des deux clauses désobligeantes.
Pendant la Révolution française, la Convention nationale décréta la suppression de toutes les académies fondées sous l'Ancien Régime. Le district d’Arras arrêta, le 12 septembre 1793, que les scellés seraient apposés sur les portes des appartements occupés par la ci-devant Société littéraire d’Arras. Quatre membres de l’Académie périrent sur l’échafaud : le Sergeant d’Hendecourt, Fruleux de Souchetz, de Lannoy de Beaurepaire et Boucquel de la Comté ; Briois père et Foacier de Ruzé moururent en prison.
En 1817, lors de la reconstitution de l’Académie, neuf membres de l’Académie sur les vingt-neuf, lors de sa dissolution, vivaient, mais cinq seulement étaient à Arras ou aux environs et furent en réalité rétablis dans leur litre de membres ordinaires.
Sociétés savantes
Une société savante, qui souvent aussi portait le nom de société d'émulation, est une association d’érudits ou de scientifiques de plusieurs disciplines : lettres, sciences et arts.
Une société savante est généralement une association regroupant des experts et des amateurs éclairés qui font et publient des travaux de recherche originaux (souvent publiés dans une revue éditée par l'association elle-même). Par leurs travaux et leur réflexion, ces sociétés font avancer la connaissance dans leur domaine d'activité et jouent souvent un rôle important d'archivage et valorisation de savoirs et savoir-faire locaux.
Elles travaillent souvent avec les musées, les écoles, universités, et en relation avec d'autres sociétés savantes ou des experts faisant référence. En France, elles peuvent faire don de leurs fonds aux archives départementales.
Il existe également des sociétés savantes nationales qui fédèrent la communauté scientifique d'une discipline au sens large : chercheurs, enseignants, étudiants, amateurs… Des fédérations de sociétés savantes nationales d’un même domaine scientifique existent à l’échelle européenne ou internationale.
En France, entre 1861 et 1992, se tenait à Paris un Congrès annuel des sociétés savantes (sous l'égide du ministère de l'Instruction publique).
En 1993, il est devenu « Congrès national des sociétés historiques et scientifiques », et entre-temps, il a parfois été aussi nommé « Congrès des sociétés savantes, Congrès des sociétés savantes de Paris et des départements de France, Comité des travaux historiques et scientifiques, Congrès national des sociétés savantes ».
Des Essarts , Nicolas-Toussaint
Nicolas-Toussaint Des Essarts a d’abord exercé, pendant quelque temps, la profession d’avocat, à Paris, avant de se reconvertir dans la profession de libraire-éditeur dans la même ville.
Libraire place de l’Odéon à partir de 1797, lui-même l’auteur de plusieurs œuvres juridiques et littéraires, il édite de volumineuses compilations. Selon Ferdinand Höfer, c’était un « compilateur laborieux et infatigable, mais inexact et superficiel. » Vapereau parle, quant à lui, de « nombreuses compilations, faites à la hâte et superficielles. »
Membre de plusieurs académies, l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen, l’Académie des sciences, lettres et arts d'Arras, la Société nationale académique de Cherbourg, il est, lors de la Révolution, commandant du bataillon de Passy et président de l’Assemblée primaire, 45 ans, rue du Théâtre-Français, à Paris, en 1789.
En octobre 1790, il est membre de la première Assemblée électorale de Paris. Vivement attaqué, au commencement de 1794, par des citoyens de Passy, il a démissionné de son poste de de commandant du bataillon, le 12 janvier, justifiant sa conduite en publiant une Réponse de N.-T. Le Moyne des Essarts, homme de loi et électeur du département de Paris, à ses calomniateurs, où il rapporte les vexations qu’il a éprouvées, et proteste contre l’accusation d’avoir été lié avec le lieutenant de police Sartine. Il reproduit, pour preuve de ses sentiments libéraux, une lettre que lui a adressée Voltaire, le 16 juin 1776 et les discours patriotiques qu’il avait prononcés dans diverses occasions.
Bérault, Josias
D'une famille convertie au protestantisme au XVIe siècle. - Juriste. - Conseiller aux Eaux et forêts au siège de la Table de marbre du Palais de Rouen (1606). - Avocat au Parlement de Rouen. - Commentateur de la Coutume de Normandie.
Saint-Eulien
Saint-Eulien se trouve au sud-est du département de la Marne, en région Grand Est, à la frontière avec la Haute-Marne. La commune appartient à la région agricole du Perthois.
La commune de Saint-Eulien s'étend sur une superficie de 806 hectares. Sur son territoire, l'altitude varie de 131 à 174 mètres. Le relief s'élève progressivement du sud-ouest de la commune vers le nord-est, où commence la forêt de Trois Fontaines.
Par la route, Saint-Eulien se situe à 61 km de Châlons-en-Champagne, préfecture de la Marne, à 32 km de Bar-le-Duc, préfecture de la Meuse, à 29 km de Vitry-le-François, sa sous-préfecture, à 9 km de Saint-Dizier, principale ville de la Haute-Marne, et à 17 km de Sermaize-les-Bains, bureau centralisateur du canton de Sermaize-les-Bains dont dépend Saint-Eulien depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Dizier.
Basnage de Beauval, Henri
Henri Basnage de Beauval naît à Rouen dans une famille protestante de la noblesse de robe. Il est le fils de l’avocat et jurisconsulte Henri Basnage de Franquesnay, et le frère du pasteur et théologien protestant Jacques Basnage.
Il étudie le droit très probablement à l'Université de Caen avant de terminer sa formation à Valence. Il est reçu avocat au Parlement de Rouen en 1676 et devient docteur en droit en 1678. En mai 1694, il est reçu avocat au Barreau de Hollande.
Le 2 mars 1685, il épouse Marie Amsinck, jeune femme issue d'une famille d'origine néerlandaise installée à Rouen depuis plusieurs décennies.
Comme tous ses coreligionnaires, Basnage de Beauval est témoin et victime des persécutions à l'encontre de sa confession : fermeture du temple de Quevilly en juin 1685 (temple dans lequel exerçait son frère Jacques), Révocation de l’édit de Nantes et arrivée des dragons à Rouen en octobre, interdiction aux avocats de la R.P.R d'exercer leurs fonctions en novembre.
À partir de l'été 1687, sa famille et lui quittent la France pour le Refuge huguenot, dans la ville hollandaise de Rotterdam. En 1690, Basnage de Beauval s'installe à La Haye et il y demeure jusqu'à sa mort en 1709.
En Hollande, il mène des activités d'éditorialiste, de lexicographe mais aussi de controversiste lors des querelles qui l'opposent aux jésuites de Trévoux ou encore au pasteur Pierre Jurieu.
Basnage de Beauval, Jacques
De famille protestante, Jacques Basnage est le fils de l’avocat Henri Basnage de Franquesnay et le frère de l’avocat et journaliste Henri Basnage de Beauval.
Jacques Basnage étudie les lettres classiques et les auteurs latins et grecs à l'académie de Saumur, et la théologie à l'Académie de Genève (où il se lia d'amitié avec Pierre Bayle, et à l'Académie de Sedan. Il fut pasteur de l’Église réformée de Rouen en 1676. À la suite de la révocation de l'Édit de Nantes, il émigre aux Pays-Bas en 1685 et devient pasteur à Rotterdam, puis à La Haye en 1709.
Il est l’auteur de diverses œuvres sur la Réforme, l’histoire et la religion des Juifs et les États généraux des Provinces-Unies. Dans l’Histoire de la religion des Églises réformées (1690), il entreprend de faire remonter la foi protestante jusqu’aux temps apostoliques afin de défendre l’idée de sa perpétuité. Son Histoire des Juifs est une somme d’érudition ayant fait l'objet de nombreuses traductions. Ses Annales des Provinces-Unies retracent l'histoire de la république des Pays-Bas depuis la paix de Munster, jusqu’au traité de Nimègue.
D’un caractère conciliant et tolérant, Basnage fut également un bon diplomate dont Voltaire a dit qu’« il était plus propre à être ministre d’État que d’une paroisse ». Un archevêque alla même jusqu’à le consulter sur le parti qu’il devait prendre dans l’affaire de la bulle Unigenitus. En 1717, il fut chargé par les Provinces-Unies de conclure la Triple-Alliance. À la Régence, Philippe d’Orléans lui fit restituer ses biens en France.
Il est élu membre de la Royal Society le 30 novembre 1697. Il a également écrit en latin et en néerlandais.
Pasteurs
Clergé aux différentes dénominations protestantes, par ex. : Église luthérienne -- Clergé
Diplomatie
The art and practice of conducting negotiations between people, nations or other parties such as organizations
La Haye
La Haye est une commune et ville néerlandaise, siège du gouvernement des Pays-Bas et chef-lieu de la province de Hollande-Méridionale. Elle n'est cependant pas la capitale, qui est Amsterdam. En 2020, la population de La Haye s'élève à 546 335 habitants, ce qui en fait la troisième ville des Pays-Bas après Amsterdam et Rotterdam. Elle fait partie de la conurbation de la Randstad — comprenant Amsterdam, Haarlem, Leyde, Rotterdam, et Utrecht — comptant 7 100 000 habitants.
Outre les États généraux, la Cour suprême et le Conseil d'État, La Haye accueille plusieurs institutions, pour la plupart internationales, ce qui lui vaut d'être surnommée la « capitale du monde légal » par le sixième secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali. La Cour internationale de justice (CIJ), la Cour pénale internationale (CPI), la Cour permanente d'arbitrage (CPA), Europol, Eurojust, la Commission internationale pour les personnes disparues, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et le Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux sont basés dans la ville, tout comme les résidences officielles du roi (Huis ten Bosch) et du Premier ministre des Pays-Bas (Catshuis), ainsi que les ambassades.











