Basnage, Benjamin
Benjamin Basnage, né à Carentan en 1580 et mort en juillet 1652, est une personnalité protestante de la Manche, pasteur de son état. Cet éminent théologien protestant fut d’abord pasteur à Carentan et à Sainte-Mère-Église, puis ses coreligionnaires l’envoyèrent en Écosse auprès du roi Jacques Ier. En 1601, il est nommé ministre de toutes les églises protestantes du Cotentin. En 1612, au château de Sainte-Marie-du-Mont, il soutient une dispute avec le récollet Jean Marie l'Écrivain, d'où sortira son livre De l'estat visible et invisible de l'Église. Il est l’auteur de plusieurs œuvres religieuses dont la plus connue est son « Traité sur la réforme de l’Église ». Il finit par s’exiler en Hollande en compagnie d’un autre de ses fils, Antoine (1610–1691), originaire de Sainte-Mère-Église . Il est le père de Henri Basnage, seigneur de Franquesnel.
Carentan
Carentan est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Carentan-les-Marais. Au 1er janvier 2025, la commune déléguée est supprimée
Utrecht
Utrecht est une commune et ville néerlandaise, chef-lieu de la province d'Utrecht. Avec 368 024 habitants au 31 janvier 2023, elle est la quatrième ville des Pays-Bas. Son agglomération fait partie de la conurbation de la Randstad (7 100 000 habitants entre Amsterdam, La Haye et Rotterdam). Située au centre du pays, la ville est jeune et dynamique — elle connaît un fort étalement urbain à l'ouest — et aujourd'hui connue pour sa cathédrale et son université.
Duplessis-Mornay
Philippe Duplessis-Mornay, en réalité Philippe de Mornay, seigneur du Plessis–Marly (plus tard Le Plessis-Mornay, à Longvilliers), également appelé Philippe Mornay du Plessis (né le 5 novembre 1549 à Buhy, dans l'actuel Val-d'Oise — mort le 11 novembre 1623 à La Forêt-sur-Sèvre, près de Cerizay, dans les Deux-Sèvres) est un théologien réformé, un écrivain et un homme d'État français, ami d'Henri IV, qui fut l'un des hommes les plus éminents du parti protestant à la fin du XVIe siècle. Duplessis-Mornay nous est bien connu par ses nombreux écrits et les innombrables documents qu'il a laissés pour le plus grand bonheur des historiens. Ceux-ci révèlent d'abord l'étendue de son savoir et de sa culture. Il parle et il écrit le latin classique, comme s'il s'agissait de sa langue maternelle ; il maîtrise le grec et l'hébreu. Il manie avec aisance l'allemand et il se fait comprendre en néerlandais, en anglais et en italien. Il semble connaître la Bible par cœur ; ses écrits révèlent un vaste savoir historique et géographique, tourné d'abord vers l'Antiquité, mais il connaît aussi fort bien l'Europe de son temps, qu'il a visitée. Admirateur du chancelier Michel de L'Hospital et admiré par Turenne, Duplessis-Mornay s'oppose à toute contrainte en matière de religion. Dans sa politique nationale et compte tenu du climat de l'époque, il mérite d'être classé dans le petit groupe des partisans de la tolérance. Mais, malgré la place éminente qu'il occupe dans le camp protestant, il n'y compte pas que des amis. À Sully, il reproche son carriérisme ; les deux vieux chefs — et rivaux — se détestent. Agrippa d'Aubigné ne l'apprécie guère et l'égratigne parfois au passage. De mœurs austères, Duplessis-Mornay s'habille de couleurs sombres et certains portraits le représentent portant autour du cou une fraise qui était depuis longtemps passée de mode. Sa devise est un reflet fidèle de son caractère : « Arte et marte » (« Par le talent et par le combat »).
Bauldri, Paul
Fils d’Anne Mazuré et de Paul Bauldri, ce dernier, qui était riche, le fit élever avec beaucoup de soin. Après avoir achevé ses humanités au collège du Quevilly, où les réformés rouennais avaient leur temple et un collège, il fut envoyé à l’académie de Saumur où il étudia l’hébreu sous Louis Cappel et la théologie avec le même, ainsi que Moïse Amyraut et Josué de La Place. Il se perfectionna dans les langues latine et grecque, sous le philologue helléniste Tanneguy Le Fèvre, et à qui il s’attacha particulièrement au point d’entretenir une correspondance avec lui, après son départ de Saumur. Le Fèvre lui dédia même un petit livre, intitulé : Journal du journal : ou Censure de la censure, qu’il avait rédigé contre le premier auteur du Journal des sçavans. Ses études à Saumur achevées, il se rendit en Angleterre, et séjourna plusieurs années à Oxford, occupé surtout à explorer les trésors de sa riche bibliothèque bodléienne[1]. Pendant ce séjour, il sut se faire apprécier de l’ambassadeur de France en Angleterre, marquis de Ruvigny, ainsi que du bibliothécaire du roi Charles II, Henri Justel, et du savant évêque d’Oxford, John Fell. En 1682, il épousa, à Rouen, Madeleine Basnage, fille d’Henri Basnage de Franquesnay. Cependant la multiplication des persécutions contre les protestants faisait prévoir la révocation prochaine de l’Édit de Nantes. Protestant zélé fermement décidé à ne pas abjurer sa religion, Bauldri résolut alors d’aller chercher asile en Angleterre.
Saumur
Saumur est une commune française, sous-préfecture du département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire. Elle est la troisième commune du département en nombre d'habitants. Le 1er février 1973, Saumur s'est associée à quatre communes limitrophes : Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées. Saumur est particulièrement connue pour son école de cavalerie, son château et ses vins.
Académie de Saumur
L’Académie de Saumur est une université protestante fondée à Saumur en mars 1599 par Philippe Duplessis-Mornay, gouverneur de la ville, et supprimée le 8 janvier 1685 dans le contexte de la révocation de l'édit de Nantes qui intervient la même année. Elle joue un rôle important à la fois dans l'histoire du protestantisme français au XVIIe siècle mais aussi dans la théologie protestante, avec l'élaboration par ses professeurs de la doctrine de Saumur.
l'année 1639
13-26 août : émeutes urbaines antifiscales à Rouen (20-21 août), Bayeux (25 août) et Caen (13-14 août et 26-27 août).
Basnage, Henri (1615-1695)
Second fils du célèbre ministre protestant Benjamin Basnage (1580-1652), pasteur de l’Église réformée de Sainte-Mère-Église et Carentan, il fut écuyer, avocat au Parlement de Normandie. Il fut l'un des avocats les plus brillants de sa génération. Son Commentaire sur la Coutume de Normandie lui assura la réputation de l’un des plus habiles jurisconsultes français de son temps. Il mourut sans avoir abjuré la religion réformée. Il est le père du théologien Jacques Basnage de Beauval et de l’historien Henri Basnage de Beauval. Sa fille, Madeleine, a épousé, en 1682, à Rouen, l’historien Paul Bauldri.
Sainte-Mère-Église
Sainte-Mère-Église est une ancienne commune française, chef-lieu de canton du département de la Manche, et de la région Normandie, peuplée de 1 541 habitants[Note 1]. La commune est connue pour être l'une des premières communes de France libérées le 6 juin 1944 lors de la bataille de Normandie. Le 1er janvier 2016, elle fusionne avec les communes de Beuzeville-au-Plain, Chef-du-Pont, Écoquenéauville et Foucarville au sein de la commune nouvelle de Sainte-Mère-Église . Elle prend alors le statut administratif de commune déléguée Le 18 juin 1940, au cours de la bataille de France, les Allemands font leur entrée dans le bourg et placent sur la mairie un immense drapeau à croix gammée. L'occupation de Sainte-Mère-Église va durer près de quatre ans. Bientôt des affiches annoncent l'exécution de patriotes coupables d'avoir voulu gagner l'Angleterre en bateau. Le 5 juin 1944 à 23 h, un incendie se déclare dans un bâtiment en face de la place de l'église. Les pompiers et la population tentent de maîtriser l'incendie en se passant des seaux de mains en mains, surveillés par une cinquantaine de soldats allemands armés de fusils. C'est dans ce contexte que des parachutistes américains atterrissent par erreur dans le village. Les Allemands tirent sur les parachutistes qui s'abattent sur le sol, l'un d'eux se dirige vers l'incendie. L'un des parachutistes, John Steele, est emporté par son parachute sur le clocher de l'église où il reste accroché deux heures, pendant que les combats font rage en dessous de lui. Les parachutistes qui tombent dans les tilleuls bordant la place ou qui y restent accrochés seront tous tués. La prise de contrôle de la ville, à 4 h 30, est dévolue à la 82e division aéroportée. Sainte-Mère-Église a revendiqué le titre première ville libérée de France. Il semble aujourd'hui établi que la première commune continentale libérée a été Ranville, et si l'on considère, comme les critères actuels, qu'une ville est peuplée d'au moins 2 000 habitants, c'est Bayeux qui peut revendiquer le titre de première ville, Sainte-Mère n'étant peuplé que de 1 163 habitants en 1936, dernier recensement d'avant-guerre. Bientôt des renforts venus d'Utah Beach convergent vers Sainte-Mère-Église. L'artillerie allemande pilonne la ville les 6 et 7 juin, occasionnant de nombreuses pertes civiles et militaires. Le 1er août 1944, la 2e DB du général Leclerc débarque à Utah Beach, traverse la ville, chaleureusement accueillie par la population, puis se dirige sur Avranches pour soutenir la percée. En 1962, la première pierre du musée des troupes aéroportées est posée.
Everard, Etienne
Il fut avocat au Parlement de Rouen. Une première édition de son ouvrage "Méthode pour liquider les mariages avenans des filles : dans la coutume générale de Normandie, et dans la coutume particulière de Caux" est sortie en 1696 puis une deuxième en 1734.
La coutume de Normandie réduite en maximes, selon le sens littéral et l'esprit de chaque article
Explication des termes particuliers propres à la Coutume, de pallier aux lacunes des anciens commentateurs de Coutume qui ne donnent pas d'explications claires et précises des articles.