Begouën Demeaux, Maurice (1884-1970)
Historien et archiviste. Son ouvrage savante, Mémorial d'une famille du Havre, était à l'origine consacré à l'histoire de la famille Begouën Demeaux , mais la publication du premier volume a suscité l'intérêt des passionnés d'histoire coloniale, incitant l'auteur à poursuivre son étude de l'histoire des familles normandes. Maurice appartenait à la famille Begouën Demeaux , qui avait établi une maison de commerce maritime et colonial au Havre en 1725. Les membres de sa famille étaient des armateurs et des négociants au Havre. L'ancêtre de Maurice, Jacques François Begouën (1743-1831), hérite de ce commerce atlantique et fait fortune. Parallèlement, il entreprend une carrière administrative et obtient en 1785 la charge ennoblissante de secrétaire du roi au bureau parlementaire de Normandie. Il s'oppose notamment au décret sur les colonies et soutient (31 août 1791) les plaintes des armateurs du Havre qui en demandent l'abrogation.
Halipré, André (1866-1956)
André Jean Marie Halipré est né le 21 septembre 1866 à Rouen, en Seine-Maritime, et est décédé le 1er janvier 1956 dans la même ville. Médecin français, il a été membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen de 1930 à 1954 et correspondant national pour l'Académie nationale de médecine de 1934 à 1956.
La Bouille (Seine-Maritime)
La Bouille est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
Eure (France)
L'Eure est un département français de la région Normandie1. Il tire son nom de l'Eure, rivière qui le traverse avant de rejoindre la Seine. L'Insee et La Poste lui attribuent le code 27. Sa préfecture est Évreux.
Normandie (France)
La Normandie est une entité géographique et culturelle, située au nord-ouest de la France et bordée par la Manche ; elle a traversé différentes époques historiques, malgré une absence de reconnaissance administrative entre la Révolution française de 1789 et la réforme territoriale de 2015. Les frontières continentales historiques de la province de l'Ancien Régime épousent assez fidèlement celles de la région administrative contemporaine. Fondé en Neustrie par Rollon, le duché de Normandie occupe à partir de 911 la basse vallée de la Seine, puis le Bessin, le pays d'Auge et l'Hiémois en 924, le Cotentin, l'Avranchin et les îles de la Manche en 933.
Derocque, André (1898-1940)
André Derocque, né le 6 août 1898 à La Bouille (Seine-Maritime) et mort pour la France le 13 juin 1940 à Corribert, est un chirurgien et militaire français qui a participé aux deux guerres mondiales. Les Derocque sont une vieille famille normande où la carrière médicale est traditionnelle. André Derocque est le fils du docteur Pierre Derocque (1872 - 1934), ami de Charles Nicolle.
L'imprimerie de Montligeon
L'imprimerie de Montligeon a été installée en 1888 par l'abbé Paul Buguet, futur prélat de pape Pie X, pour promouvoir l’association religieuse qu’il a fondée, "Œuvre Expiatoire". L'imprimerie a été construite dans les locaux de presbytère et servait à l'origine à la publication de brochure et de bulletins religieux. En 1890, l'abbé Buguet fait construire un bâtiment pour l'imprimerie de Montligeon. Au début, les ateliers n'occupaient que le rez-de-chaussée, mais après quelques mois, ils ont pris possession de l'ensemble du bâtiment – les presses, les services de livraison et les bureaux se trouvaient au rez-de-chaussée, tandis que les ateliers d'impression et de pliage occupaient l'étage. Les bulletins mensuels commencent à être publiés dans de nombreuses langues étrangères : anglais, italien, allemand, portugais, espagnol et russe. Le nombre d'employés augmente avec l'accroissement des tirages. Par exemple, en 1894, l'imprimerie employait 31 personnes, et en 1913, le nombre d'employés est passé à 71. L’imprimerie, fondée par Buguet, a permis de créer de nombreux emplois et d’endiguer l’exode rural. La gestion de l'imprimerie de Montligeon a mis en œuvre des technologies avancées, telles qu'un système d'extraction des gaz dangereux. L'Imprimerie nationale utilise une technologie similaire. En 1922, un nouveau bâtiment a été ouvert, relié à l'ancien par une passerelle piétonne. En 1927, un moteur diesel de 100 CV et un moteur à gaz pauvre de 50 CV sont attestés. En 1929, l'imprimerie a produit une publication publicitaire, "L'Imprimerie de Montligeon. Son histoire, ce qu'elle est, ce qu'elle met à disposition", qui était distribuée aux clients réguliers. Depuis 1945, l'imprimerie fabrique des produits imprimés à l'échelle industrielle. L'imprimerie passe progressivement de la typographie à l'offset et à la photocomposition. La seconde moitié du XXe siècle marque le véritable essor de l'imprimerie : de nouveaux entrepôts sont construits à l'imprimerie de Montligeon et le nombre d'employés passe à 200 en 1988. Depuis le milieu des années 1990, l'imprimerie ne se contente pas d'imprimer des produits pour des clients locaux, mais commence également à répondre à des commandes émanant de divers éditeurs, ministères, sociétés de communication et de publicité. L'imprimerie de Montligeon produisait des livres, des catalogues, des périodiques, des publicités, des plans de ville et même des cartons pour l'industrie alimentaire et les laboratoires pharmaceutiques. Depuis 2009, l'imprimerie a été transférée sur la commune de Saint-Hilaire-le-Châtel. Malheureusement, l'imprimerie de Montligeon a fermé ses portes en 2014.
La Chapelle-Montligeon
La Chapelle-Montligeon est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 510 habitants. La commune était célèbre pour son imprimerie, installée en 1888 par l'abbé Buguet, futur prélat de pape Pie X.
Nicolle, Charles (1866-1936)
Charles Nicolle est né à Rouen, où il a passé son enfance. Il est le fils d'Eugène Nicolle (1832-1884), médecin des hôpitaux de Rouen, et d'Aline Louvrier (1839-1925). Il est le frère du microbiologiste Maurice Nicolle (1862-1932) et du critique d'art Marcel Nicolle (1871-1934). Son neveu est le physicien et biochimiste Jacques Nicolle (1901-1971).
Seine-Maritime (France)
La Seine-Maritime, dénommée Seine-Inférieure jusqu'en 1955, est un département français de la région Normandie, dont il héberge plus du tiers de la population. Sa préfecture est Rouen et sa plus grande ville est Le Havre.
Mortagne-au-Perche (Orne)
Mortagne-au-Perche est une commune située au sud-est du département de l'Orne, en marge du nord-ouest de la région naturelle du Perche. Elle est le siège de la sous-préfecture de l'arrondissement de Mortagne-au-Perche, correspondant à une partie du Perche et du pays d'Ouche.
Letulle, Maurice (1853-1929)
Maurice Éléonor Joseph Lucien Letulle, né à Mortagne-au-Perche dans l'Orne le 19 mars 1853 et mort à Paris le 1er janvier 1929, est un médecin spécialiste en anatomie pathologique et professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris. Professeur honoraire à la Faculté de médecine de Paris, médecin de l'Hôpital Boucicaut. Membre de l'Académie de médecine, section d'anatomie pathologique
Brunon, Raoul (1854-1929)
Raoul Brunon est un médecin français. Ses parents sont Pierre Charles Brunon, vendeur de livres à Rouen et son épouse Adèle Sauvage. Raoul Brunon est interne des Hôpitaux de Rouen (1877), interne des Hôpitaux de Paris (1882), médecin-adjoint des Hôpitaux de Rouen (concours de 1887), médecin-chef (1889), professeur suppléant de l’Ecole de médecine (concours de 1888) pour les chaires de pathologie et de clinique médicales, professeur titulaire de Pathologie interne (1888), directeur de l'École de Médecine de Rouen (1895). Parallèlement, il est membre du Conseil central d’hygiène de la Seine Inférieure (1895). Il est l’auteur de nombreux travaux scientifiques. Dans le domaine de la médecine générale, il écrit notamment « Etude de physiologie expérimentale sur la ligature du cordonn», en collaboration avec P. Hélot, dans les Annales de gynécologie (1878), ainsi que « Grossesse et hystérie » dans Normandie médicale (1889). Dans le domaine de l’hygiène et de la thérapeutique générale, il rédige « La diphtérie à l’Hôpital-Général de Rouen » dans Normandie médicale (1902), et il produit à l’Académie de médecine « Le sérum de Chantemesse dans la fièvre typhoïde » (1907). En ce qui concerne la puériculture, il est l’auteur d’Une goutte de lait à Rouen (1900) et de la « Mortalité infantile à Rouen » dans Normandie médicale (1892). En ce qui concerne, l’alcoolisme, il rédige « Les progrès de l’alcoolisme en France » dans la Gazette des hôpitaux (1897), ainsi que « L’Alcoolisme de la femme » dans Bulletin médical (1899). Pour ce qui est du cancer, il produit une « Enquête sur le cancer en Normandie » et « Contagion du cancer » dans Normandie médicale (1893). Pour finir, il est l’auteur de nombreux ouvrages concernant la tuberculose pulmonaire. Il rédige notamment « Cure économique pour le Sanatorium de fortune » dans Revue municipale, Paris (1907). Il est rédacteur en chef de la Normandie médicale pour la partie médicale (1877). Il s'est distingué dans la lutte contre la tuberculose, la mortalité infantile et l'alcoolisme. Il est le fondateur d'un musée de l'histoire de la médecine à Rouen. Raoul Brunon est élu correspondant national de l'Académie de médecine pour la division d’anatomie et physiologie le 14 février 1899. Il est élu membre correspondant de la Société médicale des hôpitaux de Paris. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1909 suite à un rapport du ministre de l’Instruction publique. Il obtint la médaille d’or de l’internat de Rouen (1877), médaille d’argent de l’Académie de médecine.
Bourgtheroulde-Infreville (Eure)
Bourgtheroulde-Infreville est une ancienne commune française, située dans le département de l'Eure en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Grand-Bourgtheroulde. L'éditeur Louis-Joseph Oursel est décédé dans cette commune en 1807.
Oursel, Louis-Joseph
Imprimeur-libraire ; imprimeur (ordinaire) du Roi ; imprimeur du département [de Seine-Inférieure] (1792). Fils de François II Oursel ; reçu imprimeur par démission de sa mère, veuve de François II Oursel, par arrêt du Conseil du 4 sept. 1769. Encore en activité en l'an IV (1795-1796). Louis-Joseph Oursel est issu d’une famille d’imprimeurs héréditaires de Rouen. Cinq générations de la famille Oursel ont été impliquées dans la production de livres. En particulier, l’arrière-grand-père de Louis-Joseph, Jean Oursel a été l’éditeur de plusieurs almanachs sous le nom de « Le Grand Guidon et tresor journalier des astres » en 1679-1680 au moins. Après son décès en 1692, l’entreprise fur reprise par sa femme Catherine Machuel (elle-même fille de l’imprimeur rouennais Jean II Machuel). Selon une enquete de 1701, l’entreprise qui a compté le plus grand nombre d’employés et un atelier de quatre presses ont appartenu à Catherine Machuel. La grand-mère de Louis-Joseph Oursel, Marie-Thérèse Lefrançois a également tenu une imprimerie après la mort de son mari Jean ii Oursel. Elle a tenu un atelier « rue Ecuyère, à l’Imprimerie du Levant » de 1730 à 1751. Marie-Thérèse Lefrançois a été l’éditrice d’un édition « Les Chroniques du roi Gargantua » en 1735. Louis-Joseph Oursel a exercé de 1769 à 1796 environ à Rouen (rue de la 30 Vicomté). Il semble que de juin 1770 à mars 1780, Louis-Joseph Oursel ait imprimé des livres contrefaits pour un autre libraire et éditeur rouennais, Pierre Machuel. Les ouvrages de Didrot, par exemple, sont attribués à leur production. Comme Oursel n'avait pas de successeurs, son brevet avait été transmis à l’autre imprimeur rouennais Frédéric Baudry en 1796.