Centre de recherches archéologiques de Haute-Normandie-Société normande d'études préhistoriques
Le Centre de recherches archéologiques de Haute-Normandie-Société normande d’études préhistoriques est une société savante à Rouen.
Henri Gadeau de Kerville a été président de la Société normande d’études préhistoriques en 1911.
Blanche, Emmanuel Louis (1824-1908)
Un des quatre fils d'Antoine Emmanuel Pascal Blanche, médecin comme son père. Né à Rouen (76) il exerça à l'hôpital de cette ville avant de devenir le directeur du jardin des plantes. Il fonda et présida la Société des amis des sciences naturelles d Rouen, dirigea l'École municipale de botanique et enseigna à l'École de médecine de Rouen.
Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure
La Société libre d'agriculture, arts, sciences et belles-lettres de l'Eure, plus couramment appelée Société libre de l'Eure, est la plus ancienne société savante du département. Fondée le 4 prairial an VI (1798) sous l'impulsion du directoire exécutif départemental, elle visait initialement à améliorer les techniques agricoles. Rapidement, elle s'élargit à d'autres domaines, intégrant plusieurs sociétés locales au fil des XIXe et XXe siècles. En 1830, elle adopte son nom actuel et s'engage dans la promotion du progrès sous toutes ses formes : agriculture, littérature, histoire, archéologie, médecine, etc.
La Société libre de l'Eure a laissé une empreinte durable dans le département, notamment par l’installation de nombreux monuments et plaques commémoratives en l'honneur de savants et personnalités marquantes. En 1971, elle lance sa revue Connaissance de l'Eure, qui continue de paraître régulièrement. Toujours active, elle organise conférences et sorties culturelles, perpétuant ainsi sa mission de diffusion du savoir et du patrimoine local.
Bonsecours, Basilique Notre-Dame (Seine-Maritime)
Bonsecours est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
Elle est connue dans l'agglomération rouennaise pour son panorama qu'elle offre sur la « ville aux cent clochers ».
Notta, Alphonse Henri (1824-1914)
Membre de l'Académie de médecine, élu correspondant pour la division de pathologie chirurgicale le 10 décembre 1878
Coutil, Léon (1856-1943)
Léon Marie Coutil (13 octobre 1856 – 24 janvier 1943) était un peintre, graveur, archéologue et historien local français, originaire du hameau de Villers (Les Andelys).
Après des études au lycée Corneille de Rouen, il rejoint l'École des beaux-arts sur les conseils de son père, où il est formé par Jean-Léon Gérôme et Félix Bracquemond.
Il commence par graver des reproductions d'œuvres célèbres qu'il expose au Salon des artistes français. Il crée également des menus et cartes de bal d'après ses propres dessins et rassemble une collection d'estampes inspirées de Nicolas Poussin. En 1905, il ouvre un musée aux Andelys, ville natale du peintre, et en devient le premier conservateur.
Il expose à la Société des artistes français de 1880 à 1883 pour la peinture et de 1880 à 1892 pour la gravure. En 1891, ses œuvres figurent à la XXXIIe exposition municipale des Beaux-Arts de Rouen.
D'abord formé à la gravure et au dessin, il se tourne ensuite vers la préhistoire et l'archéologie normandes. Dès 1892, il se consacre à l’étude des vestiges préhistoriques et antiques en Normandie. L’année suivante, il fonde la Commission des antiquités du département de l'Eure, puis la Société normande d'études préhistoriques. En 1904, il devient membre fondateur de la Société préhistorique de France, dont il assure la présidence en 1911 et 1927.
Actif sur le terrain, Coutil participe à de nombreuses fouilles archéologiques en Normandie, couvrant des périodes allant de la Préhistoire au Moyen Âge. Bien que pionnier de l'archéologie normande aux côtés de l'abbé Cochet et de Léon de Vesly, ses méthodes parfois jugées expéditives suscitent des critiques et le conduisent à quitter la Société normande d'études préhistoriques.
Reconnu pour ses travaux, il est nommé officier d’Académie en 1901, puis officier de l’Instruction publique en 1912. Il s’éteint aux Andelys le 24 janvier 1943.
Lisieux (Calvados)
Lisieux est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie et peuplée de 19 540 habitants appelés Lexoviens et Lexoviennes.
Lisieux est la capitale du pays d'Auge, région caractérisée par ses vallées et son bocage.
Boucher, Louis (1857-1940)
Louis Boucher est né en 1857. Il était médecin à l'hospice général et chef de clinique à Rouen. Boucher est également connu pour sa carrière politique et a été président de la Société normande de géographie. Il est décédé le 1ᵉʳ mars 1940.
Dieppe (Seine-Maritime)
À l’époque gallo-romaine, le Camp de César, ou « Cité de Limes », au nord de Dieppe, atteste la plus ancienne présence humaine dans la région. Quelques poteries et armes gauloises en témoignent.
En 910, les Vikings s’installent à l’embouchure de la Tella, qu’ils surnomment Djúpr (« la profonde »). Vers 1015, le duc Richard II fonde Dieppe pour orienter l’expansion normande vers la mer. D’abord un simple port de pêche, la ville appartient au comté de Talou.
Dieppe prospère grâce aux liens entre la Normandie et l’Angleterre. Un château y est bâti en 1188 par Henri II Plantagenêt, mais en 1195, Philippe Auguste le fait raser, incendie la ville et détruit la flotte pour affaiblir Richard Cœur de Lion. En 1197, Richard Ier échange Dieppe contre la construction de Château-Gaillard. En 1204, après la chute de ce dernier, la ville est annexée par Philippe Auguste.
Sous contrôle français, Dieppe perd son avantage stratégique et peine à se relever de sa destruction.
Pendant la Révolution, Dieppe s’agrandit en annexant le fief de Caude Côte, entre Janval et la mer.
Un arrêté municipal du 2 messidor an II (20 juin 1794) modifie la nomenclature des rues et places publiques : la place du Moulin à Vent devient place Brutus, la Grande Rue devient rue de la République, et d'autres prennent des noms révolutionnaires comme Égalité ou Carmagnole. Les quartiers sont réorganisés en cinq sections : Sans-Culottes, Égalité, Marat, Brutus et Montagne. Après la Révolution, les anciens noms sont restaurés.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Dieppe est durement touchée. Du 11 au 14 mai 1940, la ville subit ses premiers bombardements allemands. Le 21 mai, l’aviation allemande attaque le navire-hôpital britannique Maid of Kent, causant près de 400 morts (illustré par le tableau Bombardement de Dieppe - 21 mai 1940 de Gustave Moïse, conservé à l’hôtel de ville). Après plusieurs bombardements de la Luftwaffe, la Wehrmacht occupe Dieppe le 9 juin 1940. La RAF bombarde ensuite la ville dès août.
Dumaine, Robert (1888-1967)
Robert Dumaine, juriste normand, est né le 16 février 1888 à Dieppe. Il y exerça en tant qu'avocat au barreau de Dieppe dès 1912. Homme de lettres, il fut membre de la Société des gens de lettres ainsi que membre correspondant de l'Académie de Rouen.
Il est décédé le 22 septembre 1967.
Dumont, Ernest Alexandre (1879-19..)
Né le 7 décembre 1879 à Neubourg (Eure), Ernest Alexandre Dumont était imprimeur et militant engagé. Fils d’un clerc de notaire, il devint maître imprimeur et propriétaire d’une imprimerie au Neubourg, probablement avant 1914.
Pendant l’entre-deux-guerres, son atelier imprima plusieurs journaux locaux, dont Le Progrès de Conches, Le Journal de Brionne, L’Écho de Beaumont-le-Roger, Le Journal de Bourgtheroulde, Le Journal de Montfort-sur-Risle, L’Avenir de Saint-Georges-du-Vièvre et Le Progrès de Routot. Il fut surtout gérant du Courrier de l’Eure de 1903 à 1961.
Dumont était un proche de Pierre Mendès France, qu’il rencontra à partir de 1929 lorsque ce dernier s’installa à Louviers comme avocat et s’impliqua dans le Parti radical. Mendès France devint député de l’Eure en 1932 et maire de Louviers en 1935. Dumont avait également un lien familial avec le Parti radical, étant le gendre d’Arthur Ferrand, maire du Neubourg de 1892 à 1929 et conseiller général.
Sous l’Occupation, Ernest Dumont joua un rôle actif dans la Résistance. Il fournit du matériel d’impression et du papier, notamment pour Le Patriote de l’Eure, fabriqué par Avisseau pour le Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Il hébergea également des résistants clandestins et fabriqua de faux papiers.
À la Libération, il fut nommé président du comité de libération cantonal en reconnaissance de son engagement. En 1947, il fut décoré de la Légion d’honneur.
En 1973, le groupe Hersant racheta Le Courrier de l’Eure, marquant la fin d’une époque pour l’imprimerie indépendante de Dumont.
Le Neubourg (Eure)
Le Neubourg a laissé à la postérité la lecture d'un coutumier mis au jour en 1972.
Le Neubourg a été le théâtre d'évènements historiques importants. C'est au Neubourg, au début du XIIe siècle, que les barons anglo-normands se réunissent à la mort du roi Henri Beauclerc (4e fils de Guillaume le Conquérant), pour désigner un successeur. Pendant ce temps, un des neveux d'Henri, Étienne de Blois, s'empare du Trésor Royal de Winchester et cet évènement marque le début d'une guerre civile anglaise qui se terminera dix-neuf ans après, par l'accession au trône de l'Angevin Henri Plantagenêt, époux d'Aliénor d'Aquitaine.
On peut citer aussi Jacques Charles Dupont de l'Eure (1767-1855), premier président du gouvernement provisoire de la Deuxième République en 1848, né au Neubourg et qui en fut le premier magistrat en 1792. Le Dr Auzoux, né à Saint-Aubin-d'Écrosville, a inventé l'écorché d'anatomie que de nombreux élèves ont vu en classe de sciences naturelles, ce qui explique la présence locale d'un Musée de l'écorché d'anatomie, rassemblant plusieurs belles pièces des « ateliers Auzoux ».
En 1962, Jacques Mesrine, alors inconnu, y est arrêté pour la première fois alors qu'il essayait, avec trois complices, de s'en prendre à l'agence du Crédit agricole (ses parents possédaient une maison de campagne à Louviers).
Guillemard, Julien (1883-1960)
Julien Guillemard, né le 15 novembre 1883 au Havre et mort à Sanvic le 14 mars 1960, est un poète, journaliste et romancier français du XXe siècle. Il est le fondateur de la revue littéraire La Mouette.
Il est avant tout renommé pour ses contributions littéraires, incluant des poèmes et des romans, ainsi que pour son rôle crucial dans la promotion des belles-lettres et des arts. Il est le fondateur de la revue littéraire La Mouette (1917-1926), décrite comme une « revue idéaliste de littérature et d'art », qui a servi de plateforme d'expression pour les jeunes auteurs et artistes. Camille Cé la décrira comme « la plus belle revue littéraire que nous ayons eue en Normandie ».
Figure centrale de la vie littéraire et culturelle du Havre pendant la première moitié du XXe siècle, il a réuni écrivains, poètes, illustrateurs et jeunes talents. Entre 1922 et 1926, avec Henry Woollett, il a animé le Salon des poètes normands, visant à faire connaître les auteurs normands, poètes et musiciens. En 1923, il a fondé la Société des poètes et conteurs de Normandie, qui préfigurait la Société des écrivains normands.
Quillebeuf-sur-Seine (Eure)
Le port d'étape particulièrement important de Quillebeuf, l'un des deux avec celui de Caudebec, entre Rouen et la mer, appartenait depuis 1027 à l'abbaye de Jumièges qui y prélevait des droits sur les navires amarrés aux quais.
Le 4 septembre 1607, les comtes Irlandais étaient en fuite en bateau depuis Rathmullan, accompagnés de 90 partisans, dont de nombreux nobles d'Ulster, et de quelques membres de leur famille. Plusieurs d'entre eux ont laissé leurs femmes derrière eux dont quelques-unes à Quillebeuf, dans l'espoir de revenir ou de les récupérer plus tard, qui en réalité, ne sont jamais revenus.
Henri IV en fit une place forte et donna aux habitants l'exclusivité du pilotage. Les fortifications furent démantelées en 1621.
Le 3 janvier 1790, naufrage du brick Télémaque qui d'après une tradition non confirmée (par l'archéologie et la recherche documentaire) aurait transporté les trésors des abbayes de Jumièges et Boscherville ainsi que les joyaux de la couronne.
À la fin de la bataille de Normandie, fin août 1944, Quillebeuf est un des lieux de franchissement de la Seine par les troupes allemandes ayant réussi à s'extraire de la poche de Falaise. Tandis que les arrière-gardes allemandes ralentissent les Alliés sur la Risle, plusieurs milliers de soldats allemands traversent le fleuve à bord d'un bac, qui sera coulé le 21 août, et d'embarcations de fortune. Le 26, les Belges de la brigade Piron franchissent la Risle à Pont-Audemer et prennent Quillebeuf le lendemain, 27 août.
Aussy, Charles (1880-19..)
Charles Aussy, avocat d'origine normande, est né le 18 mars 1880 à Quillebeuf-sur-Seine (Eure)
Après avoir obtenu un doctorat en droit, il est avocat à la cour d'appel de Paris.
Duquesne, Robert (1880-1930)
Né à Pont-Audemer en 1880, Robert Duquesne est un écrivain et historien local passionné par sa région. Après des études à Rouen, où il fait la connaissance de Pierre Mac Orlan, il devient interne à l’Hôtel-Dieu d’Orléans en 1904.
Hormis un court séjour à Paris en 1906 et quelques voyages en Tunisie, il passe l’essentiel de sa vie à Pont-Audemer, où il joue un rôle actif dans la vie culturelle. Conservateur de la Bibliothèque Canel, il s’investit dans la valorisation du patrimoine local et, en 1922, relance une section de la Société Libre de l'Eure, qui restera active jusqu’en 1930.
En parallèle, il est chroniqueur au Journal de Rouen, où il partage ses connaissances et sa passion pour l’histoire. Ami proche de Pierre Mac Orlan, il lui demande d’illustrer l’une de ses œuvres, Monsieur Homais voyage.
Robert Duquesne s’éteint en 1930, laissant derrière lui un héritage précieux pour la mémoire culturelle de l’Eure.
Duret, Henri (1849-1921)
Henry Duret, né le 7 juillet 1849 à Condé-sur-Noireau et mort le 7 avril 1921 à Lille, est un chirurgien, neurologue et neuranatomiste français, qui par ses travaux a été un précurseur de la neurochirurgie. Il a été doyen de la Faculté libre de Lille et membre de l'Académie de médecine.
Trouville-sur-Mer (Calvados)
Trouville-sur-Mer est une commune française située dans le département du Calvados, en Normandie.
D’abord un petit port de pêche jusqu'au XVIIIe siècle, la ville se développe au XIXe siècle, devenant une station balnéaire prisée, notamment pour les bains de mer. Elle attire de nombreux peintres et écrivains et reste aujourd’hui l’une des principales stations balnéaires de Normandie, aux côtés de sa rivale historique, Deauville.
L’essor touristique de Trouville-sur-Mer commence au XIXe siècle, notamment auprès des habitants de l’Île-de-France. La mode des bains de mer attire un petit cercle de peintres qui contribuent à sa renommée. Parmi eux, Charles Mozin, considéré comme le "découvreur de Trouville" en 1825, ainsi que Paul Huet, A. G. Decamps, son élève Louis Godefroy Jadin, Eugène Isabey et Camille Corot, dont le musée d'Orsay conserve l'œuvre Trouville, bateaux de pêche échoués dans le chenal. Eugène Boudin immortalise également la ville dans Sur la plage de Trouville, et Claude Monet y peint plusieurs tableaux dans les années 1870.
Trouville séduit aussi les écrivains. Alexandre Dumas, qui visite la ville en 1831, en parle dans ses mémoires, racontant sa quête d’un lieu isolé au bord de la mer et rappelant que son ami le peintre Paul Huet lui avait décrit Trouville comme un village charmant. Il souligne combien la ville était alors méconnue : « Trouville, comme latitude, était alors à peu près aussi ignoré que l'île de Robinson Crusoé. »
Alphonse Karr contribue à sa notoriété, tandis que Gustave Flaubert y vit ses premiers émois sentimentaux en rencontrant Élisa Schlésinger durant l’été 1836, une expérience qui inspirera son ouvrage Mémoires d’un fou.
Le roi Louis-Philippe joue un rôle dans le développement de Trouville, qu’il oppose à Dieppe, bastion légitimiste. En 1848, lors de la révolution, il tente de fuir vers l’Angleterre depuis Trouville, sans succès, et finit par embarquer depuis Le Havre.
Duvergier de Hauranne, Ernest (1843-1877)
Louis Prosper Ernest Duvergier de Hauranne, né à Paris le 7 mars 1843 et mort à Trouville-sur-Mer le 16 août 1877.
Ernest Duvergier de Hauranne a suivi de bonnes études avant de voyager aux États-Unis. De retour en France, il publie ses impressions dans Huit mois en Amérique, lettres et notes (1866) et écrit deux brochures politiques qui lui valent une certaine notoriété : Le Gouvernement personnel et La Coalition libérale en 1869. Il devient alors une figure influente dans les cercles orléanistes.
Capitaine des mobiles pendant la guerre franco-allemande de 1870, blessé à Beaune-la-Rolande et décoré, il devient l’un des deux candidats du parti conservateur dans le Cher et est élu le 2 juillet 1871 à l'Assemblée nationale. Réélu le 20 février 1876, il se prononce en faveur de la République conservatrice, combat l'Ordre moral et représente l’arrondissement de Sancerre (1876). Il fait également partie des 363 députés qui s’opposent au cabinet de Broglie.
Journaliste et auteur de récits de voyage, Ernest Duvergier de Hauranne est surtout connu pour son ouvrage Huit mois en Amérique.
Valin, Lucien (1867-1923)
Lucien Valin, né le 12 septembre 1867 à Rouen où il est mort le 16 juin 1923, est un homme politique et érudit français, maire de Rouen en 1914 et de 1919 à 1922.
En 1897, Lucien Valin est membre du Photo-club rouennais. En 1902, il est président du Stade rouennais et du comité régional de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques et membre des Amis des monuments rouennais. Il est élu conseiller municipal de Rouen en mai 1902. Érudit passionné par l'histoire de sa ville, il devint membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen en 1910.
Valin est élu maire de Rouen le 16 juillet 1914. Il est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale au 43e régiment d'artillerie en tant que capitaine de réserve commandant une section de munitions d'infanterie. Il est cité à l'ordre de l'armée le 4 août 1918 du fait des opérations périlleuses menées du 18 au 30 juillet 1918 à la tête de sa section.
Il exercera la fonction de maire du 4 janvier 1919 au 21 avril 1922, date à laquelle, gravement malade, il doit démissionner. On lui doit entre autres la fondation du musée Le Secq des Tournelles, consacré à la ferronnerie, ainsi que le transfert de la bibliothèque municipale des archives anciennes à l'hôtel de ville.
Valin meurt à Rouen où il était soigné. Ses obsèques sont célébrées dans l'église Saint-Vincent de Rouen et il est inhumé dans le caveau familial au cimetière monumental de Rouen.
Imprimerie de Wolf
L’imprimerie Wolf a été fondée par les imprimeurs D. Berheim et Jacques Wolf, arrivé à Rouen lors de la guerre de 1870. Le premier atelier a été ouvert sur la place de la Pucelle avant d’être transféré rue Pierre Corneille (actuelle rue de la Pie).
Lucien Wolf (1864-1922), fils de Jacques, rejoint l’entreprise aux côtés de son père en 1893 et en prend la direction en 1895. Passionné par la lithographie, il collabore avec des artistes tels que Philippe Zacharie, Ernest Morel, Maurice Dendeville et Robert Pinchon.
Il est également le fondateur de la revue des anciens du lycée Corneille, Notre Vieux Lycée, et devient propriétaire du journal de théâtre La Chronique de Rouen. Plusieurs catalogues d’expositions du Musée des Beaux-Arts et de la Bibliothèque municipale de Rouen sont imprimés dans son atelier.
Lucien Wolf a eu trois fils, dont Pierre René Wolf (1899-1972), qui, bien que destiné à des études de médecine, dut reprendre l’entreprise familiale en 1922. En 1946, l’atelier d’imprimerie existe toujours rue de la Pie.
De 1961 à 1966, Pierre René Wolf préside la Fédération nationale de la presse française. Il est également directeur général de Paris-Normandie de 1945 à 1972.













